Passer au contenu principal

Les équipes

Partners

Moment d’anthologie dans le Tournoi des Six Nations : France 22-16 Angleterre

Moment d’anthologie dans le Tournoi des Six Nations : France 22-16 Angleterre

Le Tournoi des Six Nations est rempli de rivalités, mais il n’y a peu, voir aucune, comparable au Crunch.

La France et l’Angleterre se sont affrontées à 106 reprises, comptent 45 titres du Tournoi à eux deux avec 22 Grands Chelems.

En 2018, le public du Stade de France à eu droit à un nouveau choc où des jeunes Français ont reçu le champion en titre dans un match qui a scellé le sort du Tournoi.

LE CONTEXTE

La France, sous les ordres de son nouvel entraîneur, Jacques Brunel, avait perdu ses deux premiers matchs contre l’Irlande et l’Ecosse, tandis que les Anglais avaient battu l’Italie puis le pays de Galles.

Mais lors de la troisième journée, les Bleus ont pris le dessus sur l’Italie et les Anglais ont sombré en Ecosse lors du match pour la Calcutta Cup.

La défaite à Edimbourg a laissé les Anglais dans l’obligation de battre la France pour rester en lice pour le titre, une position inconnue dans l’ère Eddie Jones.

Google Ads Manager – Leaderboard

En 2016 le XV de la Rose avait remporté le Grand Chelem, l’année suivante les hommes de Jones ont gagné le Tournoi avant de perdre leur dernier match à Dublin.

Mais en 2018 ce sont ces mêmes Irlandais qui faisaient course en tête, grâce notamment au drop de dernière seconde de Johnny Sexton pour battre la France à Paris.

Les Anglais savaient qu’il fallait imiter le XV du Trèfle en gagnant au Stade de France, avant de recevoir les hommes de Joe Schmidt lors de la dernière journée.

LES EQUIPES

Les Bleus ont effectué un seul changement à leur XV de départ avec le retour de François Trinh-Duc à la place de Lionel Beauxis.

Mathieu Bastareaud a continué au centre après une bonne prestation contre l’Italie, tandis que la troisième ligne de Yacouba Camara, Wenceslas Lauret et Marco Tauleigne a été reconduite.

Pour les Anglais, Jones a effectué trois changements, un sur blessure avec le forfait du capitaine Dylan Hartley.

Jamie George l’a remplacé, alors qu’Elliot Daly a été titularisé à l’aile, avec Anthony Watson décalé au poste d’arrière au détriment de Mike Brown. Enfin Ben Te’o a été préféré à Jonathan Joseph au poste de deuxième centre.

LE MATCH

Après la victoire des Irlandais contre l’Ecosse, les Anglais savaient qu’il faudrait une victoire bonifiée pour rester en course pour le titre.

Mais dans le jeu au sol, les Français ont posé d’énormes problèmes aux Anglais, et ont réduit l’impact de George Ford et Owen Farrell dans l’animation offensive.

Farrell a ouvert la marque avec trois points après une pénalité en mêlée avant une deuxième de longue distance de Daly.

Mais Maxime Machenaud s’est montré très précis face aux perches et à la pause les Bleus étaient revenus à 9-9.

Les Anglais n’avaient plus perdu deux matchs de suite à l’extérieur dans le Tournoi depuis 2009, mais un essai des Bleus après la pause a mis ce record en danger.

Une passe au pied de Trinh-Duc est arrivée dans les mains de Benjamin Fall, et l’ailier a été plaqué haut par Watson, qui a pris un carton jaune et a concédé l’essai de pénalité.

Les Bleus sont passés tout près d’un nouvel essai, mais Machenaud était un peu court. Il a tout de même ajouté trois points de plus et les Bleus menaient de dix points.

Un essai de Jonny May, servi par Daly, a permis aux Anglais de revenir à trois points, même si les chances d’une victoire bonifiée avaient disparu.

Mais les Français sont revenus à l’attaque et Beauxis a rajouté trois points sur une nouvelle pénalité.

Il fallait un essai transformé des Anglais pour arracher la victoire, mais comme un symbole du match, un turnover de Bastareaud a permis aux Bleus de l’emporter.

Du coup c’est l’Irlande qui a remporté le Tournoi, et une semaine plus tard le XV du Trèfle est allé s’imposer à Twickenham pour remporter le Grand Chelem.

CE QU’ILS ONT DIT

Le capitaine français Guilhem Guirado a dit : « Je suis fier de l’état d’esprit du groupe qui travaille dur. Je leur ai dit vendredi, ce match est à part. Le gagner ne nous ferait pas gagner le Tournoi mais il nous ferait basculer dans le positif. Il faut voir la joie des joueurs et leur fierté à la fin du match pour comprendre. On est critiqués depuis longtemps mais on croit en nous et on sait qu’on peut relever ces challenges. Ce sont des matches de haute intensité et on a répondu dans l’engagement. Dans le jeu dans le désordre, on a été présents et on a eu un été d’esprit remarquable. »

L’entraîneur du XV de la Rose Eddie Jones a dit : « On essaie d’apprendre de ces matchs et c’est une période importante pour nous. Si on est tous déçus, dépités, on doit également apprendre de cette défaite et être meilleur lors du prochain match. Il nous manque deux ou trois pour cent, on a été battu dans le jeu au sol et on a concédé 16 pénalités, ce qui est beaucoup trop. »

France 22-16 Angleterre

Samedi 10 mars 2018

Stade de France, Paris

France : Bonneval (Fickou 41), Fall, Bastareaud, Doumayrou, Grosso, Trinh-Duc (Beauxis 71), Machenaud (Couilloud 71), Poirot, Guirado (Pelissie 66), Slimani (Gomes Sa 59), Gabrillagues, Vahaamahina, Lauret, Camara, Tauleigne.

Remplaçants : Priso, Taofifenua, Galletier.

Angleterre : Watson (Brown 68), May, Te’o, Farrell, Daly, Ford (Joseph 60), Care (Wigglesworth 68), Vunipola (Marler 64), George (Cowan-Dickie 64), Cole (Sinckler 58), Launchbury (Haskell 52), Itoje, Lawes, Robshaw, Hughes (Simmonds 24).