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Le moment décisif du Grand Chelem: la France tient bon lors du classique de Cardif

Le moment décisif du Grand Chelem: la France tient bon lors du classique de Cardif

Vainqueur de deux Grand Chelems consécutifs vers la fin de l’ère des Cinq Nations en 1997 et 1998, la France est rongée de performances inconstantes au tournant du nouveau millénaire.

Ils sont passés de premiers à derniers en 1999, la dernière année des Cinq Nations, avant de terminer deuxièmes et cinquièmes les deux premières années du tournoi a six.

En 2002, c’est au tour de la France de briller de nouveau. Le tournoi débute avec l’Angleterre qui cherche un tour de chapeau de titres mais les hommes de Bernard Laporte déjouent les pronostics avec des performances impressionnantes.

Ils déclarent leurs intentions le weekend d’ouverture en battant l’Italie 33-12, avec 23 de ces points provenant du coup de pied de Gérald Merceron.

Leur prochain arrêt: Cardiff – qui s’avèrera leur plus grand test du tournoi.

L’AVANT-MATCH

Le Pays de Galles, ayant mal débuté sa campagne, est prêt a accueillir la France et rebondir de sa lourde défaite 54-10 face à l’Irlande.

Les Bleus ont subi plusieurs blessures et les Gallois, pressentant une opportunité, présentent une équipe différente à celle qui avait été vaincue a Lansdowne Road.

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Les hôtes marquent après seulement 95 secondes grâce à une pénalité de Stephen Jones, et malgré un coup de pied monstre de Damien Traille qui équilibre les choses, le Pays de Galles marque le premier essai avec Craig Quinnell a la neuvième minute.

Une pénalité de Merceron réduit l’écart 10-6 débutant une période de jeu palpitante, avec le Néo-Zélandais Tony Marsh, au cœur de celle-ci.

LE MOMENT

Le premier essai de Marsh arrive a la 25eme minute, mettant la touche finale à la puissante course de Pieter de Villiers, donnant l’avantage à la France pour la première fois dans cette rencontre.

Cet avantage passe d’une main à l’autre avec des pénalités de Jones, puis un drop de Merceron, suivi d’un autre essai de Marsh, six minutes avant la mi-temps.

Essai réalisé grâce à un partenariat solide entre de Villiers et talonneur Raphael Ibanez, permettant à Marsh de capitaliser et croiser la ligne une seconde fois.

Jones et Merceron marquent de nouvelles pénalités pour enfin terminer cette première mi-temps de montagnes russes avec la France en tête 24-19.

Les visiteurs creusent l’écart en début de seconde mi-temps avec l’essai d’Aurélien Rougerie qui s’accroche à son propre coup de pied. La transformation de Merceron, puis une pénalité permettent à la France de mener 34-19, avant un essai du Gallois Nathan Budgett.

Une pénalité de Merceron donne une petite marge de manœuvre a la France avant qu’un essai de Kevin Morgan dans le coin, puis la conversion de Jones réduisent l’écart a quatre points avec seulement une minute de jeu restante.

La France a juste à tenir le coup et sa défense s’avère impérieuse avec Serge Betsen a sa tête.

Alors que les cœurs français battent la chamade, le Pays-de-Galle met la pression avec deux essais potentiels, qui sont renvoyés a l’arbitre vidéo, puis refusés – Dafydd James est en contact et Scott Quinnell n’arrive pas à aplatir le ballon – Les Bleus tiennent bon.

LE CONTRECOUP

L’entraineur français est réjoui de l’esprit manifesté par ses joueurs au milieu de la tension lors des phases finales, et déclare: «Les deux dernières mêlées, les tacles de Pieter de Villiers et Olivier

Milloud sur Scott Quinnell et Aurélien Rougerie sur James prouvent que cette équipe a une âme. Il y a un sentiment entre les joueurs. »

La victoire met mis en place un Crunch serré contre face à l’Angleterre à Paris la semaine suivante.

« Si nous pouvons gagner contre l’Angleterre, nous pouvons gagner le championnat », a déclaré Laporte.

«Nous savons qu’ils sont les meilleurs d’Europe depuis deux ou trois ans, mais ceci est l’occasion de montrer qu’ils ne le sont pas.»

La France a, par la suite, saisi cette opportunité, remportant le match 20-15 à Paris, grâce aux essais de Merceron et Imanol Harinordoquy, avant de remporter 22-10 a Murrayfield le weekend suivant, gardant ainsi ses espoirs de Grand Chelem en vie.

Les Bleus scellent le Chelem – et le tournoi – avec style, marquant cinq essais lors d’une victoire convaincante 44-5 face à l’Irlande, devant un stade bondé le dernier weekend.

Ils ont répété cet exploit deux ans plus tard, avec Harinordoquy de nouveau sur la feuille de match contre l’Angleterre a Paris – en savoir plus sur ce moment décisif du Grand Chelem here.