Rapport de match

LES BLEUETS ENCORE DÉFAITS À DOMICILE

Image: Italy celebrate vs France
Le Stade Raoul Barrière de Béziers a couronné des Italiens beaucoup plus rigoureux et intraitables en mêlée. Défaits 20 à 23, les Bleuets encaissent leur deuxième défaite à domicile dans la compétition.

Avec des blessés, de nombreux joueurs retenus par leur club et d’autres ménagés, Sébastien Calvet l’avait annoncé, c’était une équipe de France affaiblie qui recevait l’Italie. Beaucoup trop indisciplinés et outrageusement dominés dans le secteur de la mêlée, notamment par l’intermédiaire d’un Marcos Gallorini absolument monumental dans l’exercice, les tricolores ont fini par céder face à la justesse italienne.

Une mêlée défaillante

Ce sont bien les Italiens qui ont pris le match par le bon bout. Auteurs de trois fautes en trois minutes, les Bleuets ont été les premiers à céder. Dans les 22 mètres adverses, la Squadra Azzurra a emporté la mêlée française, le petit numéro 9 italien, Lorenzo Casilio, s’est alors échappé côté fermé et s’en est allé marquer le premier essai de la rencontre (5’, 0-5). Les deux équipes se sont rendu coup pour coup, et Jean Cotarmanac'h a réduit le score sur une pénalité face aux perches (9’, 5-3).

Les Français une nouvelle fois sanctionnés, Martino Pucciarello redonnait alors trois points d’avance à l’Italie à la 17e minute. Sur le coup de renvoi, les hommes de Sébastien Calvet décidaient de relancer le cuir sur le côté fermé, trouvaient la solution, et le numéro 9 rochelais, Lucas Zamora, inscrivait le premier essai français (19e, 8-8), permettant à l’équipe de France de revenir au score.

Mais l’Italie a aussi ses phénomènes. L’ailier Marco Scalabrin, près de 100 kilos sur la balance, réalisait un numéro de puissance le long de la ligne de touche pour s’offrir le troisième essai de la rencontre à la 24e minute. La fin du premier acte s’est traduite par un véritable bras de fer. 8-13 à la pause, les deux équipes rejoignaient les vestiaires au coude-à-coude.

La révolte des Bleuets

Sur le coup d’envoi de la deuxième mi-temps, bis repetita, les Français commettaient un nouvel en-avant et la mêlée italienne emportait encore et toujours tout sur son passage. Martino Pucciarello offrait trois points supplémentaires aux siens (43’, 8-16).

Durant toute la rencontre, lorsqu’une équipe réussissait à inscrire des points, l’équipe adverse revenait au score. Robin Tacola d’un raffut bien senti, échappait à un premier défenseur avant de délivrer une passe de toute beauté pour le Perpignanais, Maxim Granell, qui n’avait plus qu’à aplatir (45’, 13-16).

Prenant petit à petit le dessus physiquement, les avants tricolores mettaient au supplice la défense italienne sur une séquence de pick-and-go ahurissante. Alerté par ses trois-quarts, le numéro 9 remplaçant, Thomas Souverbie, lâchait finalement les fauves et Fabien Brau-Boirie s’en allait, d’un superbe essai, donner l’avantage aux Bleuets pour la première fois de la rencontre (61’, 20-16).

La force collective italienne intraitable

Insatiable dans l’exercice, le collectif italien emportait la mêlée française dans les tribunes pour reprendre le score à la 71e minute, 20-23. Dans une fin de match irrespirable et malgré leurs dernières forces jetées dans la bataille, maladroits, les Bleuets commettaient un dernier en-avant permettant à l’arbitre de la rencontre de siffler la fin du match.

Deux matchs à domicile et deux défaites, les joueurs de Sébastien Calvet jouent finalement mieux à l’extérieur que devant leur public. Le réservoir français est unique. Malgré un très large remaniement d’effectif, les tricolores ont tenu tête à une équipe d’Italie qui avait bien failli vaincre l’Irlande, vainqueur du Grand Chelem l’an passé, à Cork. Le 7 mars prochain, les Bleuets se déplaceront au Pays de Galles où ils devront impérativement redresser la barre.