C’est officiel. Depuis ce dimanche 15 février 2026, la France compte plus de victoires que le Pays de Galles dans l’historique de ce duel qui date depuis 1908. En 106 rencontres, la France compte désormais 52 matchs gagnés à 51 (avec trois nuls) après avoir battu les Gallois 12-54 lors de la deuxième journée du Tournoi des Six Nations. Le Pays de Galles n’arrive plus à s’imposer sur son terrain face aux Bleus depuis le Tournoi 2018.
Le chrono n’avait pas encore affiché deux minutes qu’une chistera d’Antoine Dupont dans le fermé trouvait Théo Attissogbe qui remettait intérieur à Charles Ollivon avant de transmettre à Émilien Gailleton pour aplatir (0-7). Au deuxième essai à la 10e, sur une inspiration de Matthieu Jalibert qui trouvait d’un coup de pied de plusieurs dizaines de mètres Louis Bielle-Biarrey dans son couloir gauche, les Gallois sentaient que la soirée allait être longue. Heureusement pour eux, un peu de précipitation et de maladresse empêchaient Thomas Ramos de marquer dans la minute qui suivait.
Les Bleus imposaient un rythme soutenu alors que la Marseillaise résonnait sous le toit fermé du Principality Stadium et après quinze minutes de jeu, Fabien Brau-Boirie, le bizuths de la rencontre, inscrivait son premier essai, le troisième de la rencontre (0-19). La France avait remporté les six 6 derniers matchs avec une moyenne de 33,5 points et celui-ci était bien parti pour être dans la même lignée.
Mais les Gallois avaient promis de ne pas être spectateur et le pilier gauche Rhys Carre aplatissait avec rage à la 17e pour recommencer à exister après un premier quart d’heure où ils n’avaient pas vu le jour (7-19). Mais avec deux fois et demi plus de mètres parcourus et de franchissements dans le premier quart d’heure, les Bleus s’enfonçaient dans la défense rouge, comme dans du beurre.
A la demi-heure de jeu, on pensait bien que trois des quatre essais avaient été marqués par des Palois, mais la réalisation de Théo Attissogbe allait être annulée à la vidéo pour une faute commise avant. Le Palois aura son premier essai à la 48e à la faveur d’une belle passe de Bielle-Biarrey. Mais juste avant la pause, Matthieu Jalibert allait malgré tout sécuriser le bonus (7-26). Sous forte pression, les Gallois allaient être tentés de jouer au pied pour se dégager de leur camp (48% d’occupation du territoire en première période).
Exigeant, le sélectionneur Fabien Galthié en voulait plus, échaudé par les opportunités manquées et les ballons perdus trop facilement en première période. « On doit travailler plus fort en milieu de terrain », recommandait-il à la pause.
La barre des trente points était passée au retour des vestiaires grâce à un maul porté conclu par Julien Marchand (7-33) avant que Attissogbe permette d’atteindre les 40 (7-40). L’ailier de la Section Paloise complètera son doublé quelques minutes plus tard après une nouvelle inspiration de Jalibert sur le même modèle que l’offrande à LBB en première période (7-47). Comme contre l’Irlande dix jours avant, Galthié faisait entrer ses six avants finisseurs autour de la 50e pour mettre un peu au repos ses titulaires. Dupont sortira juste avant l’heure de jeu, remplacé par Baptiste Serin qui mettra tout de suite sur orbite Charles Ollivon, seul rescapé du paquet d’avants, pour marquer à son tour pour sa 50e sélection (7-54).
Face à une telle performance, les quatre prétendants au titre de Joueur du Match étaient tous Français et c'est finalement Matthieu Jalibert qui a eu cet honneur, confirmant sa très bonne dynamique après le match d'ouverture contre l'Irlande.
Alors que la France pouvait viser le record de plus grand nombre de points marqués face au Pays de Galles (51 après le 0-51 du 5 avril 1998 à Wembley), Mason Grady plantait le dernier essai de la rencontre à trois minutes de la fin (12-54). Néanmoins, la France repart de Cardiff après avoir brisé un record : celui du pus grand nombre de points marqués par le XV de France au Pays de Galles ; le précédent (45) remontait au 24-45 du 10 mars 2024.


